A partir d'un petit panneau solaire alimentant un petit moteur, nous devions trouver le moyen d'exploiter cette idée de temporalité . Le soleil active le moteur qui permet de faire
défiler des bandes de textes poétiques, aléatoirement, librement. Pour un poème solaire, éphémère, inconstant dans l'absolue de sa temporalité, propre au discours
poétique. Une véritable machine à poème.
De faire mordre nos corps sur l’écume. J’aurai lêché le large pour cracher la beauté, Sembler utile, Comme un soupir je tenais, Dégageant dans mon poings crevé la route.
Petit préambule:
Ce que vous allez lire est un extrait de L'Éventré , qui ppeut-être considérer comme un traité sur la personne, un réquiem à l'existence. C'est excessif, je le sais. Mais peut-importe.
Liser le préférence à voix haute.
Elle va et pend
la mort aux ventres,
se réduire à ça,
sauvé la lumière.
du bruit de l’air ,
quand nos peaux affamées
s’effrayent du doux.
La tête battue dans un soleil sanglant.
Éventré
tu te trouveras des corps
tracés dans des ravins de sable,
nues.
Ce foyer pour l’ombre.
Ce...
Cette trouée
ivre de
mémoire.
Toujours,
la nuit est un travers de l’ os,
on y voit tout, on y rit.
Déja.
Alors
je te creusais la mort,
gonflé de peur.
Te le dire
est dans les os,
un effarement des yeux qui se ferment.
Mais peux pas. je, parle de la pluie, dit bonjour, écris, dessine la chair, pas la mienne, prends des soupirs, veux tout prendre aux autres, leurs têtes , leurs bras leurs yeux, y verrais-je mes
nuits? Veux tout arracher, même mes mots. Qu’il ne reste que leurs ventres, saignants aux Dieux, que cette étendue de chair qui pousse pas, qui ne respire pas, qui se gonfle, au monde, je suis de
moi. Mais personne pose sa main, personne laisse sa paume, des fils de doigts, pour les poser sur mon ventre. mais veulent pas. Parle , encore, j’essaie, ça me nourrit, ça laisse mon corps
debout,
parle encore,
parle!
que Dieu
s’étouffe
à ...
ma
tempe
cela saigne... Déjà!
Allant,
passant au corps fêlé
j’ais vu des pierres, plus réelles
que moi
errant à chaque souffle
dans chaque peine
mes espoirs,
perdus dans une tourbe de l’oeil.
Car le long des herbes poussièreuses
l’aube s’est fendue
la salive ravalée,
me laisse voir
.une femme jouant avec des ailes.
Aller, retourne toi sur nos traces
il en reste
le poumon débordant.
Ma main retourne à la chair
c’est mieux
ça fait tenir.